LA GARE D'AVIGNON (DOCUMENTS)

 

LA GARE D'AVIGNON

Après avoir découvert l'installation, les évolutions et la vie au quotidien en gare d'Avignon, voici quelques documents et coupures de presse qui viendront compléter les premiers articles...

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Avignon le 14 octobre 1844.

Monsieur le Préfet


Mairie d'Avignon
DEPARTEMENT DE VAUCLUSE

Le Conseil Municipal, dans sa séance du 18 du mois dernier, s'est associé au voeu émis par le Conseil Général du Département, à l'effet d'obtenir que le tracé du Chemin de Fer de Lyon à Avignon ait lieu sur la partie nord de la ville; il a de plus exprimé l'espoir que MM les Ingénieurs voudraient bien étudier la question de savoir s'il y aurait la possibilité de faire passer le rail-way au dessus des remparts , qui seraient consolidés sur l'une ou l'autre de ses surfaces selon leur convenance, disposition qui présenterait des avantages considérables pour la commodité des habitants.

J'ai l'honneur de vous adresser cette délibération du Conseil Municipal, veuillez M. le Préfet, la transmettre à l'autorité supérieure en la priant d'inviter MM les Ingénieurs à porter leur attention sur le voeu qu'à exprimé le Conseil, relativement à la construction de la voie de fer au dessus des remparts.

Dans le cas où vous jugeriez utile de donner immédiatement connaissance de cette délibération à M l'Ingénieur Bouvier, je joins à ce pli une seconde expédition que vous voudrez bien lui adresser.

Je compte, M le Préfet sur votre bienveillant appui pour le succès de notre demande.

Je suis avec respect, Monsieur le Préfet,
Votre humble et trés obéissant serviteur

Le Maire

Signé Poncet.

 

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Document A.D. VAUCLUSE


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Paris le 19 Novembre 1845.

Monsieur le Préfet


Ministére des travaux publics.

Monsieur le Préfet, vous m'avez fait l'honneur de m'adresser le 5 de ce mois une délibération par laquelle le Conseil Municipal d'Avignon s'engage à céder gratuitement à la Compagnie concessionnaire du Chemin de Fer de Lyon à Avignon les terrains situés dans l'enceinte des boulevards et des murs de clôture qui seront nécessaires à la construction de la voie de fer, d'après le tracé proposé par MM Bouvier et Surell, Ingénieurs de la vallée du rhône.

Je ne puis, Monsieur le Préfet que vous renvouer ci jointe la délibération dont il s'agit en vous priant de la joindre au dossier du projet dés que ce projet vous aura été remis par la Compagnie.

Recevez, Monsieur le Préfet, l'assurance de ma considération la plus distinguée.

Le Sous secrétaire d'Etat
Aux Travaux publics

Document A.D. VAUCLUSE


Extrait du journal "LE PROVENçAL" 6 octobre 1950.

Lettre d'un groupe d'usagers

"PITIE POUR LES RETRAITES S.N.C.F."

Aux premiers jours de chaque trimestre on peut constater en gare des voyageurs au 4é trottoir un spectacle que nous appelerons "pénible".

C'est là en effet, que les retraités S.N.C.F. vont encaisser leur retraite et il n'est pas besoin d'insister pour faire comprendre que dans les circonstances actuelles, il n'y a pas beaucoup de retardataires.

Qui dit retraité, dit vieux et quelquefois trés vieux (il y en a qui ont dépassé 80 ans...). Et bien, ces pauvres vieux attendrons en grand nombre sur le trottoir. Le local où la retraite est payée est si petit qu'une dizaine de personnes à peine peuvent s'y tenir. Et pas un banc pour reposer leurs pauvres jambes. Fait-il froid? rien pour abriter les pauvres vieux tremblants et grelottants. A ses vieux serviteurs, la S.N.C.F. ne pourrait-elle donner un local plus grand où ils pourraient s'asseoir et s'abriter des intempéries...

De grâce, messieurs les responsables aux bureaux, évitez aux yeux des voyageurs un tel spectacle et aux vieux retraités un pareil inconfort..


LES WC DE LA COUR DE LA GARE

Il y avait, naguère, dans la cour de la gare, un petit édicule qui servait de WC. Je dis, il y avait, mais le terme est inexact. L'édicule y est toujours, mais il est fermé depuis des mois.
Pourtant, cet établissement ne laissait pas d'être, si j'ose m'exprimer ainsi, très fréquenté. En effet, les voyageurs, attendant l'un des nombreux cars en stationnement à cet endroit y trouvaient leur commodité. On s'est avisé que ce système était peut être trop simple et trop pratique et l'on a clos les WC...


Il se pourrait (et c'est je crois le cas), que la fosse eut besoin de réparations. Mais les réparations ne demandent certainement pas de longs mois de délai. Il se pourrait aussi, en tous cas cela se murmure, que l'on ait fermé le local par mesure de moralité, en raison des tristes exploits dont ce lieu était le théâtre.


Pour toutes ces raisons, les malheureux que presse un besoin trop naturel doivent se hâter jusqu'au havre le plus proche, c'est à dire la caserne Hautpoul.
Quand rétablira t on l'usage de ce bâtiment? La décision qui en a supprimé l'accès n'à hélas, pas supprimé les envies qui y conduisaient.

THEOPHRASTE.


LES LECTEURS NOUS ECRIVENT

Gare de Pont d'Avignon

Il existe pendant la saison d'été, circulant tous les jours, un train qui, venant de Nîmes, passe en gare du Pont à 8 h 8, et venat du Teil (Lyon), repasse le soir à 21 h 48, par contre aucune liaison n'existe entre les deux gares pour le train du soir, ce qui oblige les voyageurs à rentrer chez eux à pieds, par n'importe quel temps... Peu agréable lorsqu'on habite Saint Ruf ou les Rotondes.

Le comble c'est que la Micheline qui assure la liaison entre les deux gares existe.... mais elle part un quart d'heure avant l'arrivée du train (21 h 30).

Il serait facile, semble t'il de la ertarder au départ de Nîmes et d'attendre l'heure d'arrivée du train du Teil. Un décalage de 12 minutes de chaque côté arrangerait tous les usagers.
Enfin, les deux trains, ci dessus ne circulent que les mardi, jeudi et samedi, à dater du premier octobre. Ce qui empêche, le dimanche aux jeunes soldats de Nîmes et Avignon, ainsi qu'aux jeunes pensionnaires des lycées et collèges, d'aller passer le dimanche ne famille, tout au long de l'année scolaire.

Un qui paye une place entière...


 
Le PROVENçAL 14/2/1951
LES INCIDENTS D'AVIGNON EVOQUES AU CONSEIL DE LA REPUBLIQUE
M Eugène THOMAS, stigmatise les communistes qui ont insulté des blessés rentrant d'Indochine.

 

Hier, au Conseil de la République, le Sénateur Raymond Dronne, demandait, par voie de question orale, au président du conseil :'Quelles mesures ont été prises à l'égard de la lâche agression commise en gare d'Avignon contre un train de blessés d'Indochine et quelles dispositions il envisage afin d'éviter le retour d'incidents de cette nature?"

M Eugène Thomas, secrétaire d'Etat à l'Intérieur rappela les faits:


"Le 8 décembre, un convoi transportant des militaires rapatriés d'Indochine entrait en gare d'Avignon à 22 h 05. Un groupe de voyageurs, sans quitter les deux compartiments qu'ils occupaient dans une voiture d'un train en stationnement, à une dizaine de mètres, injurièrent grossièrement les rapatriés sanitaires.
L'intervention d'un inspecteur de la S.N.C.F. ramena le calme pour un moment, et ce honteux incident prenait fin à 22 h 18, la rame sanitaire quittant la gare à destination de Paris".
Le Ministre précise:

"Les rapatriés sanitaires étaient en général des blessés couchés, donc incapables de sauter du train pour infliger à leurs ignobles insulteurs la correction qu'ils méritaient. Quelle honte! De retour dans leur pays, cette France à laquelle ils avaient tout donné, ces hommes meurtris entendaient ces blasphèmes orduriers :"Vendus... Salauds.... Laissez tranquille Ho Chi Minh...."
Sur leur brancard, les soldats blessés pleurèrent de douleur et de rage. tous les Français dignes de ce nom ont envie d'en faire autant."

"Les insulteurs? L'enquête a révélé qu'ils étaient des communistes ou sympathisants communistes, venus de l'Hérault et des départements voisins, qui se rendaient à Paris pour un congrès politique. Comment un tel scandale a-t'il pu se produire? La base militaire de Marseille avait omis de prévenir les autorités administratives du Vaucluse du passage du train sanitaire: aussi aucun dispositif n'avait été mis en place en gare d'Avignon. La brièveté de l'incident (neuf minutes) n'à pas permis l'arrivée de la police. mais je dois ajouter qu'il m'est impossible de considérer comme une faute grave l'omission des services de la base militaire de Marseille.

Un journaliste posant la question au Préfet du vaucluse: "Pouvez vous me dire si vous aviez été informé du passage du train sanitaire?".

Le Préfet répondit: "Non. Si j'avais su, il n'y aurait sans doute d'ailleurs pas eu d'avantage de forces de police sur le quai, car je n'aurais pu imaginer, malgré ce que je sais du parti qui provoqua cela, un tel scandale. Mais j'aurais été certainement là, avec des Vauclusiens et des Vauclusiennes qui ont gardé une âme et un coeur de Français, pour apporter aux blessés quelques douceurs et des paroles de réconfort."
M Eugène Thomas poursuit:" parlons net. Si un incident aussi odieux a pu se produire c'est parce que trop de Français ne réalisent pas encore à quel degré d'ignominie peuvent descendre les individus qui appartiennent à ce parti de la trahison intégrale, qu'est le Parti communiste dit français.... Grâce aux milliards qu'il reçoit de l'étranger, ce parti mène une propagande effrénée, pénètre partout, spécule sur les difficultés de l'heure, exploite les misères du prolétariat ouvrier et paysan dont il se prétend le défenseur, a le cynisme de se présenter comme le meilleur soldat de l'indépendance française. Derrière son masque de défenseur de la classe ouvrière et de la France, il cache son mépris du peuple qu'il veut asservir et sa haine de la France qu'il veut livrer à l'envahisseur".

M Thomas conclut: "Les incidents comme celui d'Avignon cesseront le jour où l'opinion française, enfin consciente du danger qui menace la France, aura compris que le Parti Communiste n'a plus sa place au nombre des partis qui composent la famille politique française".


AVIGNON
Le Train exposition organisé par la S.N.C.F. était, hier, en gare d'Avignon.

 

Le train exposition de la S.N.C.F. comportant les derniers modèles de matériel roulant, était, hier en gare d'Avignon où il a suscité un vif mouvement de curiosité et d'admiration.
Notons que certaines catégories de ce matériel exposé circulent déjà sur quelques grandes lignes.

Le train exposition comprend: Un autorail U 600, construit par Decauville, avec Moteurs Renault, une remorque type 7.300 à bogies, un diesel de manoeuvre type 040 de 600 CV.
C'est un engin de cette sorte qui sera utilisé lors de la création prochaine à Champfleury du triage du régime accéléré de la région Méditerranée.
La train comprenait également une locomotive CC 7142 développant 4 600 CV sous courant continu 1 600 Volts.
C'est une machine de la même série aui a récemment battu le record du monde sur rails à la vitesse 243 km/heure.

24 heures par jour. Ces machines ont cet avantage énorme qu'elles peuvent fonctionner sans arrêt vingt-quatre heures par jour, la première avec un seul arrêt pour faire le plein de gas-oil. La locomotive électrique peut entraîner jusqu'à 26 wagons et cependant, comme les anciennes, elle ne nécessite que deux personnes à bord, un mécanicien et un aide mécanicien.


Les voitures à voyageurs sont des premières, deuxième et troisième classe. La troisième ne sera supprimée, en effet, qu'en 1956. Ce sont des wagons métalliques et inoxydables, sans peinture, offrant aux voyageurs un grand confort (accoudoirs, appuie-tête, larges dégagements) et ce qui n'est pas négligeable, en cas d'accident, les deux extrémités absorbent complètement le travail du tamponnement, le voyageur à sa place, ne courant que le minimum de risques.

Maximum de confort.
Les supensions téléscopiques assurent le maximum de confort aux voyageurs qui bénéficient également de l'éclairage fluorescent et de la climatisation. Deux autres wagons encore, l'un avec cinq containers, celui du milieu pour matières pulvérisées sans emballages, l'autre pour le transport des automobiles, à deux étages et contenant six véhicules. Dès hier matin, un nombreux public a visité tout ce matériel moderne. Ce matériel est évidemment très cher.
Une locomotive CC 7100 coûte 170 millions, une voiture métallique inoxydable de première classe, 40 millions, une voiture de 2 eme classe 36 millions, etc... Le prix d'un train complet est d'environ un milliard.

Visite officielle.
Une visite officielle conduite par M Bardel, chef de gare principal a eu lieu à 11 heures et à laquelle assistaient MM Rouveret, chef de division à la préfecture, représentant M Jacques Boissier, Préfet de Vaucluse, Galley, Inspecteur divisionnaire de la S.N.C.F., Castagnéde et Souveton, sous chefs de gare principaux d'Avignon, MM Desembes, Inspecteur d'Académie, Jonte, Inspecteur en chef des ponts & chaussées, Ripert, directeur départemental des P.T.T., Me Tramier Conseiller Général, Me Bout, bâtonnier de l'ordre des avocats, le Colonel Trouillet, commandant d'armes, M Charras, Secrétaire général de la Chambre de Commerce, le Commandant de gendarmeri Ney, le Colonel de Monoby, des officiers de réserve, etc..
La présentation du matériel était faite par MM Tolozane, inspecteur du service traction Trogeni, sous chef de dépôt, et de Bains, contremaître d'atelier. Cette visite a été suivie avec beaucoup d'intérêt et a permis à chacun de se rendre compte des efforts accomplis par la S.N.C.F. et qui ont mis la France à la première place dans ce domaine.
Malheureusement l'exposition n'a pas séjourné plus d'un jour dans notre ville et de nombreux avignonnais n'ont pu la visiter.

LE PROVENçAL 11/6/1954


AVIGNON
Du passage à niveau... aux rotondes.

Elles ne sont pas nombreuses, les gardes-barrières, à Avignon. Mme Queyranne, dont le mari est employé à la S.N.C.F. a, douze heures par jour, le souci du passage à niveau de Saint-Chamand Fontcouverte. C'est un métier dur, à cause des responsabilités, il passe des trains sans arrêt et la route a de l'importance, car c'est là que passent les gros convois. Bien sûr on n'est pas mal ici, lorsqu'on est habitué au bruit des trains et des sonneries. Mais nous somme isolés. Pour le pain, c'est M Bourdier qui fait la tournée des quartiers de la Coupe d'Or, de Saint Chamand et du chemin du moulin Notre-Dame, qui le livre. Pour la boucherie, on va aux rotondes. La Casino passe une fois par semaine. Les autres courses, on les fait à cyclomoteur. Mon fils aîné (26 ans) travaille au Pontet, il a sa moto. L'avant dernier va au Lycée en vélo. Celui qui m'inquiète le plus, c'est le dernier qui n'a que dix ans et va chaque jour en classe aux rotondes à pieds. Je ne peux tout de même pas lui donner un vélo à son âge!

LE PROVENçAL avril 1957 (dans le cadre d'une série d'articles sur les quartiers d'avignon)


 

AVIGNON
Le moulin de l'EPI tire son nom du chemin de fer.

Seul moulin de la ville, en bordure de la Sorgue, se dresse le moulin de l'épi. Gravement endommagé par les bombes, il a été reconstrui, si bien qu'en apparence plus rien ne subsiste du long passé de cet établissement séculaire qui appartint longtemps à la famille Rieux. M Laugier, qui y travaille depuis 49 ans est encore l'homme de confiance des propriétaires actuels, les Astiers. Avec "manu", il appartient au cadre permanent, il a connu le temps où le quartier n'était que près et jardins. "Ce que ça a pu changer depuis 10 ans seulement..." Aujourd'hui le dièsel fait tourner le moulin. L'eau aussi, mais dans une faible mesure. Et le camion livre toute la région, jusque dans les avant-postes, des Bouches du Rhône et du Gard.
- Un joli nom, le moulin de l'épi, pour la farine.
- Ouais, riposte Mme Astier mère. Seulement cet épi n'est pas l'épi du blé. C'est l'épi ferroviaire qui dessert les usines du quartier. Dommage, n'est ce pas?

LE PROVENçAL 1957 (dans le cadre d'une série d'articles sur les quartiers d'avignon)


 
 
 
TOUT AVIGNON
Le chemin de fer bouge...

 

Dans notre secteur d'aujourd'hui il y a la gare... Et la première personne que nous rencontrons est M Terrasson. Vous ne le connaissez peut être pas ? M Terrasson a la haute main sur les travaux de la nouvelle gare de triage de Courtine-Champfleury. A ce titre, personne n'est mieux placé pour nous donner le point de vue S.N.C.F. sur les problémes que les gens ont évoqués pour nous, côté agricole.

"Je comprend parfaitement les rancoeurs, meme lorsqu'elles s'expriment aevc une virulence excessive, nous a dit M Terrasson. Mais il faut se rendre compte qu'il était impossible d'agir autrement. Nous avons calculé au plus juste pour que les habitants de Courtine souffrent au minimum du dérangement que nous leurs causions. Mais il faut bien se rendre compte que si, sans faire la gare de triage, nous avions voulu (ce qui serait arrivé tôt ou tard) remplacer le passage à niveau de Courtine de plus en plus incommode et dangereux, par un passage supérieur, les inconvénients temporaires auraient été les mêmes. Comment avons nous procédé, en effet? Nous avons d'abord construit le pont, en laissant en service le passage à niveau. Maintenant pour faire la rampe d'accès côté Ouest il il nous a fallu couper le chemin de Chaternay. Il aurait fallu en faire autant si la gare de triage n'avait pas été en cause. Courant mars, la ferme Piallat aura à nouveau son chemin. Mais à ce moment nous commencerons le remblaiement du côté Est. Evidemment, il faudra arriver à couper pendant quelque temps la circulation sur le C.V.O. 26. Croyez pourtant que nous le ferons à la dernière extrémité. Face à ces ennuis temporaires, voyez les contre parties que nous donnerons aux usagers: Le chemin de Chaterlay et le C.V.O 26 seront élargis (12 mètres dont 6 de chaussée goudronnée) en outre, ils ne seront plus obligés à des stations regrettables devant le passage à niveau fermé. Je crois qu'en fin de compte, ceci compense cela et que dans quelques années les agriculteurs de Courtine ne regretterons pas les ennuis actuels. La gare évolue

Continuant notre promenade, nous avons rencontré M Motto. C'est l'adjoint de M Lasserre, chef de gare principal. Nous entraînant dans son bureau, M Motto nous a montré, affiché sur le mur le plan des installations ferroviaires d'Avignon. Trente six kilomètres de voies se répartissant approximativement en six kilomètres pour le faisceau pair, un peu moins de deux pour le faisceau impair, douze de voies principales et un peu plus de deux de voies secondaires. Ajoutez y les quinze kilomètres des voies de Fontcouverte. Bien entendu le triage de Champfleury , en construction, n'est pas encore compris dans ce total.
En 1958, nous a expliqué M Motto, une grande partie des trafics de Messageries accélérées de Roganc sera reportée sur Avignon-Champfleury. Par contre le trafic de Fontcouverte diminuera au profit de Miramas. Vous pouvez également prévoir, pour une date proche, une profonde modernisation de la gare de voyageurs. Les bureaux actuels, entre le second et le troisème quai, seront reportés au bout du premier quai, considérablement agrandi. Ici, il y aura des relais électriques.


- Car nous serons électrifiés?
- Evidemment! L'électrification de Portes les Valence à Avignon, sera chose faite en 1959, ainsi que celle de la ligne d'Avignon à Nîmes. Les secteur d'Avignon à Marseille suivra en 1960-61. Bien entendu, ces chiffres sont purement indicatifs.

- Et le résultat de tout cela?
- D'abord une considérable augmentation du trafic voyageurs. La chose est liée au tourisme. Ensuite, côté Messageries, nous passerons deux mille wagons par jour, au lieu de huit cents actuels. Conséquence, on prépare la construction du poste d'aiguillage ultra-moderne situé approximativement à la place du poste3. Il remplacera six des postes actuels.


- Mais les cheminots ne savent où loger.
- Evolution, accroissement, mais il est un autre aspect de la question. Parmi les cheminots, nombreux sont les nouveaux arrivants qui ne savent où s'installer. Nommé à Avignon, M Bourel, qui est là depuis deux mois, occupe une chambre meublée et a dû laisser femme et enfants à Severac (Aveyron). M Gueffier, depuis 1951, fait la navette quatidienne entre Avignon et Orange. "Je n'ai jamais le temps de voir mes gosses". Et M Grangier, père de cinq enfants, vient chaque matin du Thor en vélomoteur (ce sont les copains qui lui prêtent leur ration d'essence). Léonard vient de L'Isle sur Sorgue et M Espeily d'Arles. Heureusement, on prévoit de nouvelles cités, route de Marseille.

LE PROVENçAL février 1957, dans le cadre d'une série d'articles consacrés aux quartiers d'Avignon.


QUAND LES CHEMINS DE FER SONT DANS LE TRAIN
LA S.N.C.F. ORGANISE, AVEC COMME CENTRE AVIGNON, DES CIRCUITS HISTORIQUES EN PROVENCE.

 

M Grossi, jeune historien avignonnais publiait, voici deux ans, un excellent ouvrage "Des Romains aux Barbares". Or M Grossi, pendant les loisirs estivaux que lui laisse sa profession, vien d'être chargé par la S.N.C.F. de mettre un plan sur pied. Il doit accompagner en juillet, aôut et septembre, une série de circuits dont l'ensemble permettra aux participants de se faire une idée exacte du passé de la Provence Rhodanienne et du proche Languedoc.

Il s'agit de promenades-conférences, qui partiront de Paris par voie ferrée. Les participants seront basés à Avignon d'où ils visiterons la Provence Gallo-Romaine puis, un autre jour Châteauneuf du Pape, Orange, Vaison, Carpentras, Uzès, Nîmes, le pont du Gard. Le trosième jour, l'ensemble comprendra un circuit roman entre St Gilles, Aigues mortes et les Saintes Maries de la mer et une journée entière sera consacré à la visite d'Avignon.

Une vraie visite d'Avignon.

M Grossi fera connaître à ses hôtes, non seulement le palais des Papes et le pont St Bénézet, sans oublier le tour des remparts, mais ce qui fait le vrai visage de la ville, ses vieux hôtels, ses tours cardinales, les mille vestiges répandus dans les vieilles rues.
Ces circuits démarreront le 20 juillet. Chaque fois le départ de Paris aura lieu le vendredi soir. Les visiteurs arriveront à Avignon le samedi matin. Ils seront conduits à leur hôtel puis commenceront leur périple par la visite d'Avignon.

JB

LE PROVENçAL 6/7/1957.


VOIR AUSSI...


La Vie du Rail 1919 (11/1983).


 

 



12/05/2009
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