LA VIE QUOTIDIENNE EN GARE D'AVIGNON..

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LA VIE EN GARE D'AVIGNON...

Après avoir suivi l'installation, puis les évolutions de la grande gare Avignonnaise, voyons maintenant la vie au quotidien...

Les chantiers du chemin de fer ont été particulièrement importants en terme de nombre d'employés simultanément sur le terrain, de difficulté techniques, de pénibilité du travail et certainement en nombre d'accident. Nous n'avons trouvé que peu de détails sur les conditions de vie et de travail des ouvriers de l'époque. Notons seulement qu'un accident survenu le 26 janvier 1854 sur le chantier aux environs d'Avignon a dû être suffisamment important pour laisser des traces dans les dossiers d'archives et provoquer l'application de mesures particulières. Malheureusement les archives ne nous donnent pas de détails plus précis sur la nature et les circonstances de cet accident.

Revenons sur les premiers trains de la vallée du Rhône. Les tout premiers véhicules ferroviaires entrent en Vaucluse en mars 1849. La voie ferrée, qui se terminait en gare de Rognonas-Barbentane est maintenant posée jusqu'en Avignon. Quatre trains quotidiens relient Avignon et Nîmes ou Marseille.

La Cie. crée rapidement des trains un peu particulier. Nous dirions aujourd'hui "charters". Ces rames dénommées "trains de plaisir" permettent aux voyageurs, sur la base d'un prix modique, de passer une journée sur le littoral (Un train permettant le voyage Avignon-Marseille dans la journée est mis en place dès le 11/03/1849, 6 jours après l'inauguration!). La Cie. organise, en parallèle, des service omnibus entre Avignon et Orange, Carpentras, Roquemaure... (Contrat du 6 juin 1849 avec Sté Crémieux & fils). Quelques années plus tard, d'autres "trains de plaisir" relient Avignon à Paris (exposition universelle de 1855). Le train permet également d'accélérer le service postal et, par voie de conséquence, l'échange des informations et le brassage des idées. Les "élégantes" peuvent, grâce à la modicité du prix du billet (de ces trains spéciaux), accéder à la mode parisienne... Le train permet d'emmener sur place toute la main d'?uvre saisonnière nécessaire aux travaux agricoles (train des fraisières, à Pernes, par ex).

Le 22/05/1890, le président Sadi Carnot est en visite officielle en Avignon. La gare est pavoisée et drapée de bleu, blanc et rouge. Une estrade est dressée sur le parvis de la gare. A de nombreuses reprises d'autres Présidents de la République, monarques et célébrités passeront par Avignon...

Gare pavoisée à l'occasion de voyages présidentiels. Ici à Avignon pour le voyage de Sadi CARNOT, le 22/05/1890.

Le 19 janvier 1901, M Mateline, chauffeur/mécanicien, conduit une quarantaine de wagons sur le triage Petite Vitesse à Avignon. Il doit placer son train sur une voie déjà partiellement occupée. Mais en cette nuit de janvier (il est 2 heures du matin) il fait très froid et les rails sont verglacés... Malgré sa vigilance le mécanicien ne parvient pas à freiner son train et vient heurter les wagons arrêtés. Sous la violence du choc, un wagon se soulève et "monte" littéralement sur la machine puis se couche sur l'abri de la locomotive qu'il broie sous son poids. Le malheureux conducteur de se retrouver ainsi prisonnier d'un amas de tôles. Pas moins d'une heure d'efforts est nécessaire pour tirer l'infortuné homme de sa fâcheuse posture. C'est grièvement brûlé et dans un état critique qu'il est enfin retiré de sa prison métallique...

Rien ne va plus en cette fin de la première décennie dans le monde des chemins de fer. Dégradation des conditions de travail, baisse des revenus frappent les cheminots. Les syndicats sont dépassées et la grève votée en 1910. Le 14 octobre une tentative de sabotage est relevée en Avignon. Un aiguilleur signale, heureusement à temps, que l'aiguille 36 est bloquée. Constations faites, elle l'est par une grosse pierre... Le 16, un autre acte de sabotage est commis entre Avignon et Montfavet. Un poteau électrique est scié, alors que plusieurs fils de commandes funiculaires* sont coupés. Des fils télégraphiques sont liés ensemble à l'aide d'une cordelette.

VISITE DU PRESIDENT POINCARE EN 1913

Le Président Poincaré est accueilli en gare d'Avignon, le 11 oct 1913.

Mais que ce passe-t-il le 18 septembre 1910 dans la salle des pas perdus de la gare d'Avignon? Eh bien, une naissance! Celle d'un homme qui sera célèbre bien plus tard... Fernand Sardou... Ses parents résident dans la capitale, mais sa maman veut absolument que son fils naisse « méridional ». Le moment venu, elle s?empresse de prendre le train pour accoucher à Toulon, mais le petit Fernand préfèrera voir le jour en la cité des papes ! Son père, Valentin Sardou, est chanteur fantaisiste mais aussi comédien et sera, sur les scènes parisiennes, partenaire de Raimu et de Tramel. Quant à sa maman, Florence Plantin, comme ça tombe bien, c?est une Avignonnaise... Hé bien, une naissance! Celle d'un homme qui sera célèbre bien plus tard... Fernand Sardou... Ses parents résident dans la capitale, mais sa maman veut absolument que son fils naisse ?méridional?. Le moment venu, elle s?empresse de prendre le train pour accoucher à Toulon, mais le petit Fernand préfèrera la cité des papes ! Son père Valentin, qui a alors 43 ans, Valentin Sardou, est chanteur fantaisiste mais aussi comédien et sera, sur les scènes parisiennes, partenaire de Raimu et de Tramel. Quant à sa maman, Florence Plantin, comme ça tombe bien, c?est une Avignonnaise... (pour en savoir plus sur ce grand acteur,

Alors que depuis la construction de la première station Vauclusienne de très nombreuses gares nouvelles ont été installées ou agrandies l'âge d'or du chemin de fer prend fin.

Le 2/08/1914 des affiches annoncent la mobilisation générale. L'entrée en guerre impose au P.L.M. la mise en route de 3 262 trains en 4 jours! Les grandes gares deviennent de véritables ruches. Mobilisés, voyageurs, militaires s'y côtoient, dans "un ensemble fiévreux et divertissant à la fois". Du côté des gares de marchandises on hâte l'embarquement des attelages... En Vaucluse, on s'active dans toutes les gares pour rabattre les réservistes et appelés vers les grands centres de regroupement. La grande gare d'Avignon, voit transiter chaque jour de très nombreux trains de troupes. Des hommes de régiments divers et de nationalités variées, se mêlent en une foule bigarrée et bruyante. Et ça ne se passe pas sans problèmes. Les soldats sont logés, momentanément, dans les casernes locales ou expédiés vers Carpentras ou Cavaillon. Le 19 juillet 1916, un contingent de 96 hommes (Français, Arabes, Sénégalais) embarquent en Avignon. Il est 7 H 15. L'un des soldats arabes arrive en retard, alors que ses camarades commencent l'embarquement, de plus il est totalement ivre. Le ton monte, un adjudant prend le soldat à partie, une bousculade s'ensuit et le soldat tombe à terre où il reste évanoui. Croyant leur camarade mort, une quinzaine d'homme mettent baïonnette au canon, bousculent l'adjudant qui quitte la gare poursuivi par cette "meute" vociférant. L'importante foule présente dans la cour des voyageurs prend parti contre le gradé. Ce n'est que l'arrivée prompte d'un détachement de la caserne Hautpoul qui rétablit l'ordre. Les soldats embarquent et quittent la gare avec retard. Quant au soldat blessé il est conduit à l'infirmerie et quitte Avignon le lendemain. Un autre incident le 4 août 1917. Un "poilu" est allongé de tout son long avec son barda, au milieu de la salle des pas perdus de la gare, au centre d'une foule qui se forme autour de lui. Passe un prêtre qui s'approche de lui. C'est alors que le soldat se met à injurier l'homme d'église :"Voilà pour qui nous nous battons!! Parfois il vaudrait mieux être "Boches"!". Le Dr Loque, Conseiller Général se trouvant par hasard en ce lieu, s'approche de l'énergumène, et lui demande de se calmer tout en lui reprochant son attitude peu patriotique. Le mouvement s'amplifie, alors qu'une partie de la foule attroupée prend parti pour le poilu, une autre pour le Conseiller Général... C'est l'arrivée d'un gendarme qui met fin à l'incident. Le soldat quitte la gare alors que le conseiller est conduit à l'écart...

Passage de soldats Hindous en gare d'Avignon (Coll. Archives municipales Avignon)

L'après-guerre demeure une période de de troubles sociaux. La fin du conflit n'a pas ramené la "paix civile". Avignon est une cité où "s'affrontent" de multiples idéologies politiques. Le Vaucluse fait partie de la 20ne de départements qui possédaient avant-guerre une fédération socialiste de plus d'un millier d'adhérents. D'autre part Avignon possède de nombreux casernements où séjournent le corps expéditionnaire en transit, notamment certains régiments engagés dans les pays de l'Est et qui se mutinent au front en 1919. Militaires et cheminots ont souvent partie liée... Avignon est une place cheminote importante (Env 8 000 cheminots sur 48 000 habitants en 1921..) et les cheminots y sont fortement syndiqués. Regroupés dans une "cité" de près de 2 000 âmes, très solidaires, centrés essentiellement autour du dépôt et de la gare, ils sont particulièrement actifs dans les luttes sociales de l'après-guerre.

Après 1919, 1920 est l'année de violents mouvements sociaux. Avignon est en pointe de la contestation. Pendant la première semaine la bourse du travail, les rotondes, la gare et l'"APPOLO Théâtre" sont investis par les grévistes. Un grand meeting organisé au palais de Papes rassemble, le 27 février, près de 4000 cheminots de tout le département! Les grévistes défilent dans les rues. La ville est en état de choc. Craignant un débordement de violence le Préfet fait retirer toutes les armes des vitrines des armuriers de la ville et réclame l'intervention de la troupe. Gare et dépôt sont placés sous surveillance de l'armée. Des soldats sont postés le long des voies. Le mouvement se durcit rapidement et des échauffourées ont lieu. Nous ne détaillerons pas ici plus en détail ces événements auxquels un article complet est consacré.

GREVE DES CHEMINOTS

Les cheminots en grève réunis devant le palais des Papes... (AD Vaucluse)

Plusieurs anecdotes sont relatées dans un quotidien, mais sans indication précise de date. Nous les situerons dans l'entre-deux guerres. Elles ont pour cadre la gare d'Avignon...

Avignon vue dans un livret touristique du P.L.M.

Par un après-midi de fort Mistral une dame élégante d'une quarantaine d'années court après un superbe chapeau qu'Eole a ôté de sa tête. Le chapeau roule sur le quai alors que la dame tente, en vain, de le rattraper. Mais sous la verrière le courant d'air est violent... Tout à l'extrémité du quai plusieurs "commissionnaires" (nous dirions aujourd'hui porteurs) attendent la clientèle. L'un d'eux, ayant aperçu le "manège" se précipite au secours de la dame. Mais, manquant probablement un peu de discernement, ne trouve rien de plus astucieux pour arrêter le couvre-chef que de... Sauter dessus à pieds joints. On imagine facilement le résultat d'une telle initiative qui, si elle était parvenue à arrêter le chapeau dans sa course folle, ne l'avait pas moins définitivement détruit... Fier d'avoir pu rendre service, le brave homme ramasse les restes de la coiffure et les présente, souriant, à la passagère qui parvient à sa hauteur. Mais au lieu de le remercier pour son intervention, la voilà qui l'invective sous les rires et quolibets de ses camarades. " Je savais que le Mistral était le fléau de Provence, mais j'ignorais que les commissionnaires y fussent aussi lourds". Dépité, notre commissionnaire s'en fut rejoindre ses camarades, n'ayant pas très bien compris si cette blessante remarque s'adressait à sa corpulence ou à son esprit d'initiative.

Un jour, le buffet de la gare d'Avignon est envahi par une "troupe" de personnages plutôt déconcertants. Ils se rendent ensemble à Genève pour... Un congrès de magiciens!! Aussi, tout au long du repas, ce n'est qu'une explosion de tours et manipulations. Les plats et carafes disparaissant et réapparaissant à l'autre extrémité de la salle ou de la table, au grand désespoir des garçons et du chef de cuisine, M Sylvestre. Il déclarera, d'un air amusé après le départ de ces clients: "Ces fakirs, ils ont bien failli me faire perdre la boule!".

Le correspondant local d'un quotidien régional apportait naguère ses hors sacs contenant les informations à l'un des rapides se dirigeant vers Marseille. Mais un jour, par on ne sait trop quelle fantaisie, il se prit pour le chef de gare. Simple plaisanterie? Trompé par sa montre? Nous ne le saurons pas. Ce qui est sûr, c'est que l'homme tire de sa poche un sifflet à bille, le porte à ses lèvres et d'un souffle, donne le départ du train... avant l'heure. Sur le quai, c'est la panique! Les voyageurs ne comprennent plus ce qui arrive. Quant au véritable chef de gare, il a le plus grand mal à arrêter le train et à le faire reculer sous la verrière... Une plaisanterie, qui si elle a fort amusé son auteur, lui a valu de ne plus travailler pour le journal qui avait préféré se passer des services d'un collaborateur aussi zélé...

Le 11 août 1934 un accident se produit en gare même d'Avignon. Le rapide Suisse-Méditerranée déraille.
Reprenons le récit de la catastrophe.
Il est 3 H 30 du matin lorsque le rapide, parti la veille au soir de Genève et à destination de Marseille, entre en gare d?Avignon. Mais pour une raison que l'enquête devra déterminer, le train roule un peu trop vite. A cause de cette vitesse excessive, deux cents mètre avant l'entrée de la gare, plusieurs voitures quittent les rails. Le train parvient à poursuivre sa route, mais par un incroyable et funeste concours de circonstances, un convoi de marchandises stationne sur la voie contigüe. Les voitures viennent le percuter et le reste du train finit de s'encastrer dans l?obstacle. La machine, le tender, une voiture postale, un fourgon et huit voitures se couchent. Une partie du train de marchandises s'est également couché, engageant une troisième voie. La gare est totalement paralysée et plongée dans une totale obscurité car le train a brisé et arraché les pylônes d'éclairage.
Le charbon de la locomotive qui s?est répandu et a pris feu, menace les décombres du train et les blessés encore incarcérés... Les pompiers, gendarmes, cheminots et sapeurs du 7 eme Génie d'Avignon, rapidement sur les lieux s?activent immédiatement pour circonscrire le début d'incendie, tandis que les autres portent secours aux blessés.
Alors que le jour se lève le spectacle grandiose apparaît. Le fourgon, une voiture de 2 eme classe à ossature bois (la composition avait été forcée pour accueillir un nombre important de voyageurs) et une de 1ere sont littéralement pulvérisées. De cet amas de ferrailles six personnes décédées sont retirées et 30 autres blessées (60 blessés suivant les sources) sont conduites à l'hôpital. Le chauffeur de la locomotive est blessé à la tête. Parmi les morts se trouve un cheminot du PLM. Le chef de train qui attendait sur le quai pour prendre la relève de son collègue terminant son service à Avignon.
Le directeur général des chemins de fer, représentant le ministre des travaux publics se rend sur place dans le courant de la journée ainsi qu'un ingénieur des services de contrôle.
Le mécanicien Achard dont la responsabilité semble entièrement engagée (bien qu'il explique la vitesse excessive par une défectuosité du système de freinage) est incarcéré. Cette décision occasionne une importante mobilisation syndicale.
Les services des Postes viennent effectuer le transbordement du courrier de la voiture postale et deux puissantes grues sont dépêchées depuis Valence et Marseille sur les lieux pour assurer le relevage. L'évacuation des trains accidentés et la remise en état des installations, voies, électricité, télégraphe vont demander près de quarante-huit heures d?efforts.

DERAILLEMENT AVIGNON

Le déraillement de 1934 (photo S.N.C.F.)

Après deux décennies d'incertitudes politiques et la nationalisation des chemins de fer, l'ordre de mobilisation générale est à nouveau placardé sur les murs des villes et villages. Le 24 août 1939, un arrêté Ministériel réquisitionne l'ensemble des ressources nationales. Le 1 septembre, le chemin de fer est à son tour réquisitionné. Nous ne détaillerons pas plus ici les années difficiles, l'occupation, la résistance les déportations, etc. qui sont traités par ailleurs dans plusieurs articles, mais la place d'Avignon est dans tous les cas fortement impactée durant cette période.

La gare des marchandises en août 1944

En août 1944, Avignon est libérée et les cheminots peuvent s'atteler à l'immense chantier de la reconstruction. En Avignon, la situation est dramatique. Les principaux viaducs ont été détruits, le dépôt est à 80% hors d'état, les gares et triages sont dévastés, les cités cheminotes anéanties... Mais les cheminots Vauclusiens sont courageux et ils s'attellent à la tâche. La situation restera malgré tout difficile plusieurs années.

C'est le 20 août 1946 qu'ont lieu les obsèques de 3 des cheminots morts pour leur participation à l'attentat du 19 février 1944. Ces trois hommes, Jean Arnaud, Henri Brachet et Louis Bruhat ont été arrêtés et fusillés le 20 août 1944 à Montélimar. Leurs corps ont été retrouvés et rapatriés sur Avignon. C'est dans la cour de la gare que sont exposés les 3 cercueils. Une foule de près de 2 500 personnes est venue rendre un dernier hommage à ces héros. Le général De Lattre vient en personne s'incliner devant les dépouilles.

La guerre est enfin terminée, la vie peut reprendre ses droits... Mais si les cheminots se sont massivement mis au travail pour relever le pays la situation sociale de cette période d'après-guerre n'est pas facile.

Le syndicat cheminot est reconstitué dès septembre 1944. Il reprend possession des locaux situés rte de Marseille. Par décret (26 octobre 1945) Charles De Gaulle, pour le gouvernement provisoire restitue biens et argent mis sous séquestre en 1941. Des activités militantes sont immédiatement reprises. Le club des cheminots organise des journées commémoratives et des meetings d'information (mars 1948 pour la semaine commémorative de la mort de P. Sémard, des projections de films sont organisées pour les cheminots et leurs familles. On projette, bien évidement "La bataille du Rail"). Souvenir de la guerre encore toute proche, un train blindé allemand est exposé en gare d'Avignon fin décembre 1949. Ce train n'est autre que celui qui a servi aux prises de vue de "La bataille du rail". Ce convoi possède une histoire peu banale. Capturé aux Autrichiens en 1918, il est repris par les soldats du Reich durant la seconde guerre et sert à la protection de leurs convois puis capturé à nouveau en 1944, par les troupes Françaises à Chagny. Ce train, comprenant en tête et en queue un wagon spécial transportant un canon automoteur, des wagons forteresses, un poste de commandement, un wagon servant de cuisine, des wagons servant de magasin à vivres et à munitions (la locomotive se trouve placée au milieu du train) est proposé à la visite au public durant quelques jours.

Lannée 1951 est marquée par d'importantes inondations. Les mois de mars et novembre sont particulièrement pluvieux et les précipitations font sortir les cours d'eau de leurs lits.

Innondations de 1951. On aperçoit la gare des marchandises(AD Vacluse)

Ces années d'après-guerre se veulent également celles du renouveau... Des buffets de gares. Celui d'Avignon, dirigé par M Sylvestre est particulièrement renommé.

Un incident regrettable se produit en gare d'Avignon le 8 décembre 1950. L'action ne dure que quelques minutes de 22h05 et 22h18 temps d'arrêt d'un train sanitaire transportant des soldats blessés rapatriés d'Indochine. Alors que le convoi stoppe minutes des passagers d'un train voisin apercevant les malheureux soldats se mettent à les insulter. Les insultes sont particulièrement ordurières et blasphématoires vis à vis d'hommes revenant du combat et meurtris dans leur chair. Qu'elles que soient les idées politiques des uns ou des autres, de tels agissements ne sont pas particulièrement courageux... L'incident prend fin avec le départ du train mais il est évoqué au Conseil de la république en février 1951.

Le 19/10/1951 plusieurs wagons d'un train marchandises, remplis de mazout, déraillent et prennent feu sur le triage de Fontcouverte. Les flammes sont gigantesques et plusieurs heures de lutte sont nécessaires aux pompiers pour venir à bout du sinistre.

Le 22 juillet 1955 (5 H 30) à l'un des P.N. d'Avignon sur la ligne de Cavaillon, M Henri Icard trouvant les barrières ouvertes y engage sa camionnette... Un train de marchandises survient, qui broie le véhicule. Mais, miraculeusement, épargne son conducteur. 1955 est l'année de la commémoration du centenaire de la ligne Lyon-Avignon. Diverses festivités sont organisées au point milieu de la ligne (gare de Valence). Un train spécial tracté par une antique Crampton est mis en route au départ de Lyon. C'est un autorail qui emporte depuis Avignon les diverses personnalités locales dont MM Daladier, Balester, Niel, président du CG et bien d'autres encore.

Le 14 mai 1958, une exposition sur le thème du chemin de fer est présentée dans le magasin "Aux nouvelles galeries". Réalisée avec le concours de la S.N.C.F. elle est intitulée "40 000 kilomètres par jour... à plus de 100 de moyenne".

En 1964, 2 incidents plutôt bénins auraient pu se transformer en véritables catastrophes. Le 9 juillet, une passagère tente de prendre le train 21 en marche en gare d'Avignon. Sa man?uvre, pour le moins périlleuse, n'aboutit pas au résultat escompté. La passagère ayant manqué la marche se retrouve rejetée et allongée sur les tampons, ne pouvant se sortir de cette inconfortable situation à cause de la vitesse déjà prise par le convoi. C'était sans compter avec le courage et la présence d'esprit d'un homme d'équipe présent sur le quai, M Brés. Il se lance au secours de la malheureuse réussissant à la tirer de cet embarras et même lui permettant de pénétrer dans la voiture. Le 17 septembre un déraillement à lieu sur le pont au-dessus de la route de Marseille. Miraculeusement les wagons déraillés se couchent sur la voie mais ne tombent pas, par-dessus la main courante, sur la route en contrebas... Il est facile d'imaginer quel aurait été le résultat d?une telle chute...

Photo Le Provençal

Un jeune garçon devient durant quelques heures une vedette bien malgré lui en gare d'Avignon en 1966. Le 9 avril le Paris-Vintimille entre en gare. Un garçonnet descend d'une voiture sous les crépitements de flashes. Au début de février ce jeune homme de 10 ans avait dû quitter sa famille et son village de Malaucène pour la capitale où il devait subir une très grave opération. Intervention à c?ur ouvert qualifiée par les médecins "d'opération de la dernière chance". Grâce à une chaîne de solidarité mise en place par les cheminots l'enfant a pu effectuer le voyage dans les meilleures conditions possible. Il a pu recevoir par le rail, du sang expédié en colis express; précieux liquide nécessaire durant l'acte chirurgical (expédié après une collecte spéciale ayant attiré plus de 500 volontaires, 5 containers réfrigérés ont été expédiés par le service des colis express de la gare d'Avignon). Un dénouement heureux pour une belle histoire... Courant mars le palmarès de la VII éme campagne "pour fleurir la France" est proclamé officiellement. Cette opération créée sous l'égide du commissariat général au tourisme vise à récompenser les communes, les particuliers, les gares et autres établissements publics ayant accompli un effort méritoire en termes de décoration florale. Chaque année de nombreux établissement de la S.N.C.F., des plus humbles aux plus importants, gares, maisons de P.N., haltes etc. participent à ce concours, rivalisant de créativité. Pour la campagne 1965, la gare d'Avignon retrouve primée. Classée 71éme sur 120, elle reçoit un diplôme d'honneur.

Un accident qui aurait pu être extrêmement grave est évité de justesse sur le chantier de Fontcouverte le 16 novembre 1966. M Claude Mertz effectue des man?uvres de wagons en guidant un collègue sur un locotracteur. Mais un cheminot, occupé à d'autres tâches n'entend pas arriver l'engin qui risque de le heurter brutalement. Grâce à la vigilance de M Mertz, qui repousse vivement son collègue dans l'entrevoie à l'instant même où celui-ci allait être happé, l'accident n'a heureusement pas eu lieu. Un autre accident est lui aussi évité en gare. Un voyageur imprudent descend d'une voiture à contre voie, glisse sur le marchepied, chute sur les rails, heurte le ballast de la tête et reste ainsi inanimé... les jambes reposant sur le rail! Un train est annoncé et le malheureux voyageur ne se relève pas. Fort heureusement M Louis Montet, lampiste, est témoin de l'incident. Il descend sur les voies pour hisser le blessé sur le quai et le soustraire au danger imminent. Cela se passe en quelques secondes. Un instant seulement avant que le convoi n'entre en gare.

AVIGNON

Le mouvement de mai 68 est démarré. Avignon donne l'exemple, bientôt suivi par d'autres dépôts (La grève y est semble-t-il beaucoup plus suivie que dans d'autres centres). La reprise du travail se fait progressivement, après d'âpres négociations, à partir du 7 juin. Le dépôt Avignonnais est le dernier bastion de résistance.

Du 17 au 23 ami 1969 Avignon accueille le XXI éme congrès des cheminots... ESPERANTISTES. 529 participants venus de 19 pays Européens et même Africains se réunissent au palais de Champfleury pour partager diverses conférences et travaux... Proposés en langue universelle. Diverses visites des installations ferroviaires Avignonnaises sont prévues au programme ainsi que des visites touristiques en terre de Provence et des représentations théâtrales et folkloriques. Prochains rendez-vous à Rimini, Ljubljana et Prague...

Effervescence exceptionnelle en gare d'Avignon dans la nuit du 16-17 octobre 69. On y tourne un séquence du film "LA DAME DANS L'AUTO..." sous la direction de Anatole Litvack avec Samantha Eggar et Billie Dickson. Pour les besoins de ce tournage, scénaristes, maquilleurs, accessoiristes, figurants, machinistes occupent le buffet de la gare. Une rame de deux voitures de seconde classe et un fourgon sont en place au quai 1 qui brille sous les sunlights. Après avoir été filmée près du célèbre pont, du palais des papes et du cours Jean Jaurès, la "dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil" s'embarque dans le train pour un voyage... de quelques centaines de mètres.

Fin novembre, près de 1 000 personnes, hommes politiques, décideurs, journalistes, spécialistes économiques sont réunis, comme ils l'ont fait un an auparavant, dans une grande salle du palais de Papes. Ils sont venus participer aux discussions sur les perspectives ferroviaires dans le "grand delta" (association privée soutenue par les organismes économiques des trois régions du Sud-Est, créée à la fin des années 60). Annuellement un point est fait sur l'avancement des grands travaux d'infrastructure qui impactent directement l'avenir économique des régions. Plusieurs personnalités, dont M Olivier Guichard, vont prendre la parole au cours de cette table ronde au cours de laquelle seront abordées les évolutions des infrastructures ferroviaires, celles des réseaux d'autoroutes des installations portuaires et aéroportuaires. Il est notable que le Sud-est et la vallée du Rhône constituent l'axe principal des courants de transport français.

"Un cheminot FELIBRE", facteur au triage d'Avignon, tel est le titre d'un article de La Vie Du Rail consacré à M André Vermale. Président du groupe folklorique de la "JOUVENCO", M Vermale a organisé de sensationnelles messes de minuit à Montfavet... Tout cela est organisé avec force costumes, musiques, chants et danses Provençales et avec le concours d'animaux, chèvres, brebis, mais aussi chevaux camarguais. Une saine occupation pour ce cheminot poète, portant moustache et bouc à la manière des félibres. Elle permet de garder intacte et de transmettre les coutumes comtadines aux jeunes générations...

En 1974 la gare d'Avignon reçoit le 2nd prix au concours de présentation commerciale des gares. On y rencontre la même année sous la verrière un engin pour le moins étonnant... Le T.G.V. 001! A l'occasion de l'assemblée générale des Constructeurs Européens de Locomotives Thermiques et Electriques, qui se déroule en Avignon les 16 et 17/05, la S.N.C.F. présente au public le prototype des futures rames de Train à grande Vitesse. Cet engin, s'il possède déjà l'esthétique du futur train, n'est pour l'instant qu'à traction thermique, par turbine à gaz. Une marche de présentation est proposée aux participants au congrès entre Avignon et Miramas aller-retour. Pour l'occasion le train effectue le voyage à la vitesse vertigineuse de 260 km/h à l'aller et 220 km/h au retour.

Le 30 janvier 976, un incident qui aurait pu avoir de graves conséquences se déroule, presque sans témoins, en gare d'Avignon. Il est 4H35 un samedi matin, la nuit est sombre et froide, il n'y a pratiquement personne sur les quais. Le Strasbourg/Paris entre en gare, il doit y marquer un court arrêt. M Michel Rogier, agent d'exploitation, à pour mission de surveiller que tout se déroule bien lors de la montée des voyageurs dans les voitures. Le chef de gare donne l'ordre de départ. Le train se met en branle... C'est alors que M Rogier s'aperçoit qu'une des portières d'une voiture est restée ouverte. Il se porte à sa hauteur. Le train ne roule encore que très lentement. Il ferme la porte vivement. Comble de malchance, un pan de son manteau est pris entre la porte et le chambranle. M Rogier se voit obligé de hâter le pas pour suivre le train qui peu à peu prend de la vitesse. Personne, parmi les quelques voyageurs encore sur le quai, ne s'est aperçu de l'incident. Alors, contraint de courir, M Rogier tente désespérément de retirer le morceau de tissus prisonnier ou tout au moins de déchirer le manteau qui, contre toute attente, continue à résister. Il est clair que cela ne pourra pas durer très longtemps. La catastrophe parait inévitable. A force de "lutter" contre son vêtement M Rogier finit enfin par faire céder l'étoffe, qui se déchire brutalement. L'agent se trouve projeté à terre, entraîné par sa vitesse. Il roule entre le quai et les voies. Le train défile à quelques centimètres de son corps. Les roues martèlent les rails tout près de son visage... mais la dernière voiture s'éloigne enfin. Il peut se relever, étourdi. Deux jeunes voyageurs ont enfin compris qu'un drame venait de se nouer tout près d'eux. Ils se précipitent pour secourir le malheureux, qui le plus simplement du monde leur déclare: " vous voyez comme notre métier peut être dangereux..."

En 1977 un train lourd de minerai déraille au nord d'Avignon. Les dégâts ne sont que matériels. Les syndicats cheminots protestent pourtant suite à cet incident. Les wagons semblent être souvent mal chargés et non pesés pour "gagner du temps"! Bien que ce fait ait été maintes fois signalé, il a fallu attendre un accident pour que des mesures soient prises.

En fin d'année, le train s'expose en gare d'Avignon AUTO-COUCHETTES. Le "salon du train", caravane ferroviaire itinérante, s'y installe quelques jours. Exhibitions de matériel pour marchandises et voyageurs, conférences de presse données par le président destinées aux décideurs locaux, industriels, hommes politiques, mais aussi grand public, sont au menu de cette importante manifestation. Il faut faire "toucher du doigt" la réalité et découvrir ou redécouvrir les qualités intrinsèques du transport ferroviaire. Une rame de T.G.V., la rame n°4, en est la pièce maîtresse. Elle abrite une exposition et permet au public de visiter ce nouveau type de matériel devant prochainement "révolutionner" l'offre voyageur. Mais le public et les clients potentiels peuvent aussi découvrir les wagons kangourou, les autorails modernes, les automotrices Z2, et divers matériels de tous types. Des demi-journées " à thème" sont aussi proposées à l'intention de clientèles et organismes aux préoccupations spécifiques: écoles, pèlerinages, 3 éme âge, agence de voyage, etc. Même si le passage en Avignon ne bénéficie pas d'une fréquentation exceptionnelle, vraisemblablement à cause de l'éloignement entre lieu d'exposition et centre-ville, la manifestation est un franc succès.

L'année 1983 se termine dans un grand "festival" ferroviaire... A l'occasion de l'inauguration des nouvelles installations Avignonnaises, diverses manifestations permettent au grand public de "rencontrer" le chemin de fer. La cérémonie "officielle" se déroule le samedi 26/11 à 10 H 30. A cette occasion, la rame T.G.V. n°86 est baptisée et reçoit les armes de la ville. La rame reste exposée et peut être visitée par le public durant le week-end. D'autres matériels ferroviaires sont également exposés. Les philatélistes et les artistes sont de même conviés à la fête et proposent aux visiteurs de magnifiques collections. En parallèle l'espace Saint Bénézet propose deux expositions. L'une fait la part belle au modélisme ferroviaire, l'autre dévoile les dessous du "métier des cheminots". La chambre de commerce et d'industrie propose de son côté une rétrospective sur l'histoire du chemin de fer en Vaucluse et une étude sur la place du rail dans le transport des marchandises. Les affiches ferroviaires anciennes sont visibles à l'office du tourisme, lequel propose également le second volet de l'étude sur le rôle du chemin de fer dans le transport des voyageurs... Les jeunes ne sont pas oubliés. Le 29/11 leur est réservé. Ils peuvent également assister à la projection de films au cinéma PALACE. Enfin, du 19/11 au 11/12 les commerçants sont invités à participer à un concours de vitrines...

Au début des années 80, la région PROVENCE ALPES COTE D'AZUR, signe diverses conventions d'exploitation avec la S.N.C.F. portant sur l'acquisition de matériel roulant. En conventionnant ses dessertes régionales, la région complète son engagement et prend la maîtrise de leur fonctionnement. Elle peut ainsi "modeler" à sa guise l'offre globale de transport et tirer le meilleur parti des efforts consentis en matière de rénovation des infrastructures et d'achat de matériel roulant. Le 8/2/1985, la région signe une nouvelle convention d'une durée de 5 ans visant à améliorer les dessertes régionales ferroviaires, mais aussi routières. En parallèle, la région engage une campagne de publicité destinée à faire connaître au public à la fois l'offre nouvelle et le matériel neuf. Une première action est lancée peu après la signature de la convention. Deux trains gratuits sont mis en route, l'un au départ d'Orange, l'autre au départ de Cavaillon, tous 2 à destination d'Avignon. Il s'agit de faire converger sur la principale gare du département une clientèle de jeunes. 400 à 500 enfants y sont attendus. Plus de 2 000 envahissent la salle des pas perdus! Dès leurs arrivée, les enfants sont pris en charge par des comédiens qui se chargent de les maquiller et de leur remettre des accessoires pour le carnaval. Un spectacle participatif est ensuite proposé aux jeunes, avec goûter et concours de dessins et de déguisements. Dans le même temps les parents peuvent découvrir au quai numéro 1 la nouvelle génération de matériel. Une rame "Z2", une rame "RESEAU", une voiture "cabine 8" ainsi que d'autres matériels et la voiture "cinéma" permettent à tous d'apprécier l'offre ferroviaire enfin rajeunie...

Accident spectaculaire le 23 août 1994, à la sortie nord de la gare d'Avignon. Le train 450910 du service "CHRONO FROID" déraille sur un aiguillage. L'une des caisses mobiles, mal chargée est déséquilibrée et emportée par la force centrifuge chute sur le ballast. Plusieurs wagons déraillent à leur tour. Les installations fixes sont durement éprouvées. Les câbles électriques de commande du "satellite 2" du P.R.S. sont sectionnés. Toute la commande électrique de la zone de sortie de gare est neutralisée. Le trafic de transit de la gare est bloqué durant 24 heures. Afin de limiter les nuisances, l'ensemble des commandes du P.R.S doivent être passées en mode manuel...

Le déraillement de 1994 (photo S.N.C.F)

Sur le triage de Courtine, le 4 décembre 1994, un wagon citerne de produits chimiques très dangereux déraille et se couche sur les voies. Afin d'en transvaser le contenu pour permettre son relevage sans risques pour les riverains, les pompiers ferment à tout trafic la gare toute proche. Face aux risques importants, ils ordonnent l'évacuation complète des habitants du quartier.

En 1996 en Avignon se déroulent des festivités. Pour commémorer le cinquantenaire de l'arrivée sur le territoire des locomotives américaines 141 R, l'Association Provençale de Préservation et d'Animation Ferroviaire de Miramas organise 2 journées portes ouvertes au dépôt. Diverses activités sont proposées mais l'essentiel est la présence sur le site de deux 141 R préservées. C'est la R 420, de Clermont Ferrand et la R 1126 qui se partagent la vedette et font l'admiration des curieux durant ces deux journées. Le second jour les deux machines se placent en tête d'un train spécial sous la verrière d'Avignon. L'odeur de la fumée et les halètements des machines, disparus depuis bien longtemps, envahissent, pour le plus grand bonheur des amateurs, la gare Avignonnaise. Puis le temps d'un aller-retour le train se rend en gare de Nîmes...

LOCOMOTIVE 141 R

L'année 2000 voit quelques manifestations ferroviaires. En tout premier le passage du "TRAIN DES PIECES JAUNES", organisé par LA POSTE afin de collecter de l'argent pour l'aide aux enfants malades. Le convoi marque l'arrêt quelques minutes en gare d'Avignon où se massent une foule considérable, des élus et divers artistes. Mme Chirac, épouse du Président de la République, marraine de l'opération est également dans la rame. C'est ensuite pour le week-end de la Pentecôte que le C.E. de la région de Marseille organise un train spécial vapeur, tracté par la R 1126 entre Avignon, Miramas, Marseille et Aix en Provence. Diverses manifestations sont prévues en cours de route notamment à L'Isle sur Sorgue et Cavaillon où une exposition est proposée, ainsi que des manifestations folkloriques. Malheureusement la fête est quelque peu gâchée par une météo exécrable...

Double traction de 141 R pour le 50e anniversaire des "braves Américaines"

Le nouveau siècle est marqué, bien évidemment par l'ouverture de la ligne T.G.V.. Evénement majeur du mois de juin 2001.

En 2002, quelques scènes du film de Coline Serreau, "18 ans après" avec André Dussolier, Roland Giraud, Michel Boujenah, Philippine Leroy-Beaulieu et Madeleine Besson, sont tournés en gare d'Avignon.

Le CE cheminots PACA et l'Union Artistique et Intellectuelles des Chemins de Fer proposent fin 2004 une exposition de modélisme durant 3 jours dans l'ancien centre de tri postal. Ces manifestations ont pour toile de fond:
- La célébration des 150 ans de la ligne Avignon/Valence,
- Les 60 ans de la libération et
- Les 120 ans du dépôt.
On peut y admirer, outre de nombreux réseaux modèle (dont la représentation de la ligne Sorgues/Carpentras par l'ACCA d'Avignon), une exposition de photographies sur la dernière guerre et divers documents historiques sur le dépôt. Un oblitération spéciale est proposée par les cheminots philatélistes.

2006 s'annonce riche de projets... Le 27 mars le coup d'envoi d'une vaste enquête est donné en Avignon. Un débat public d'envergure (piloté par la Commission Particulière du Débat Public) est lancé, pour une période de 3 mois, dans les régions Rhône-Alpes et Provence Alpes Côte-d'Azur, sur la future politique des transports au niveau de la vallée du Rhône et de l'arc languedocien. De nombreuses réunions publiques se déroulent tout au long d'avril, mai et juin, à Avignon, Valence, Lyon, Nîmes, Montpellier (aussi localement... Sorgues, Carpentras, Monteux...). Durant ces conférences-débats des thèmes comme: Faut-il toujours se déplacer plus? Quels sont les impacts des transports sur l'environnement? Quels rôles doivent jouer les transports en matière d'aménagement du territoire? Pourquoi les poids lourds utilisent t'ils principalement la route, faut-il développer, au contraindre, les transports routiers? Etc., sont présentés par les experts du CPDP (une antenne est installée en Avignon) et débattus avec le public. Les propositions de l'Etat, axées autour de 6 grandes "familles" d'actions (Régulation de l'existant, développement des infrastructures routières, développement des transports fluviaux et ferroviaires, progrès technologiques soutenus, modification des comportements et maîtrise de la mobilité routière) sont complétées ou évaluées en fonction des aspirations voire des propositions pouvant être apportées durant les débats. Au terme de ces consultations, un bilan est dressé, devant permettre aux autorités compétentes de préparer une nouvelle orientation de la politique des transports pour les 20 ans à venir, au niveau de ce "couloir de circulation". Globalement l'ensemble des acteurs et participants à ces débats ont convenu, sans difficulté, que le réseau actuel était en permanence saturé et au bord de l'asphyxie et que des mesures fortes et urgentes étaient à prendre. De nombreuses occasions d'évoquer la réouverture de certaines lignes ferrées abandonnées depuis des décennies.

Ambiance estivale en gare avec un T.G.V. Duplex à quai

En 2007 le MISTRAL entre en gare d'Avignon! Ce n'est malheureusement plus le célèbre train, mais un train historique effectuant un périple en Provence et tracté par une magnifique Mountain, la 241 P 17. Le Mistral continue son chemin vers Cavaillon, Miramas, Marseille et la côte bleue.

Un spectaculaire déraillement se produit en gare d'Avignon-Centre le 3 juillet 2010. Suite à une manoeuvre anormale un locotracteur déraille et vient percuter un mât porte caténaire provoquant des dégâts importants aux installations électriques et aux voies. La circulation des trains est perturbée la journée, le temps du relevage de l'engin et des wagons à l'aide de grues routières.
Le 25 août, une voyageuse étourdie oublie un bagage dans le train. Immédiatement elle remonte dans la voiture pour le récupérer mais le train a déjà redémarré. La passagère ne souhaitant pas rater son arête déclenche le signal d'alarme ouvre la portière et saute du train alors qu'il roule encore. Déséquilibrée elle chute lourdement sur le quai et doit être prise en charge par les pompiers.   

Le 21 février 2011, deux suicides sont à deplorer sur la commune d'Avignon dans la même journée. l'un près du parc des expositions de Château blanc, l'autre près de la gare.

Le 4 mai 2013 un TGV Eurostar entre en gare d'Avignon. Ce train à grande vitesse reliant le royaume uni à l'Europe continentale effectue son premier service entre Londres, Lille, Lyon, Avignon et Aix en Provence. Dès 2002, un service direct Eurostar Londres - Avignon est déjà mis en place (nécessitant des aménagements de la gare pour permettre les opérations douanières. Le Royaume uni n'étant pas dans l'espace Schengen) mais uniquement pour les 2 mois d'été.
Le 4 août, un homme se suicide en se jetant sous un train près de la gare. Triste série noire, le lendemain un autre suicide est à déplorer.   

Le 24 janvier 2014, un contrôleur est agressé en gare par 2 voyageurs qu'il venait de verbaliser pour faute de titre de transport. Ce qui provoque un arrêt de travail du personnel de trains et d'importantes perturbations.

Le 15 avril 2014 un platane est déraciné par le mistral sur le parking devant la gare. L'arbre s'abat sur une voiture en stationnement et deux personnes sont blessés.
Le 25 avril, un agent SNCF est victime d'un grave accident. Alors qu'il travaille sur une échelle sur un chantier de maintenance des installations électrique à Champfleury il est grièvement brûlé par une décharge électrique 1 500 Volts et doit être hospitalisé à Marseille. Une enquête est ouverte pour tenter de comprendre les circonstances de cet accident. En avril également, quatre passagers sont pris en charge par les pompiers en gare d'Avignon. victimes d'une intoxication alimentaire, due à un aliment acheté un peu plus tôt... Dans le train! En août les circulations sont perturbées par la présence de piétons marchant à proximité des voies aux abords de la gare. Le 27 novembre un individu ivre frappe un agent SNCF.   

En la 241 P 17 fait une nouvelle apparition en gare. On note aussi la présence épisodique, mais moins spectaculaire, de la CC 6570 sauvegardée par une association de cheminots avignonnais, en tête de trains spéciaux.


Vidéo n°24, spécial CC 6570 de Avignon à Cerbère par CALAISBALE

Le 10 février 2015 un incident très étrange se déroule à l'entrée de la gare d'Avignon. Les pompiers sont appelés car un train en provenance de Marseille a percuté une personne. Mais une fois sur place les sauveteurs ne trouvent aucune trace humaine. Curieusement un accident similaire se produit un peu plus tard en gare de Rognonas.  Mais cette fois un homme de 40 ans qui s'est jeté volontairement sous le train est retrouvé. Selon toute vraisemblance et aussi extraordinaire que cela puisse paraître, il semblerait que ce soit la même personne.   
Le 5 mars le trafic TER est suspendu suite à plusieurs problèmes... Le matin un arbre tombé sur les voies à Graveson et des actes de malveillance dans l'après-midi. Des trains sont victimes de jets de pierres.
En juin le trafic est interrompu suite à la découverte d'un corps sans vie est retrouvé près d'un transformateur électrique d'alimentation des caténaires le long de la voie ferrée franchissant l'avenue Saint-Jean. L'autopsie et l'enquête permettront d'identifier le corps d'un adolescent disparu depuis quelques jours dans le Gard. A-t'il été victime d'une électrocution en tentant des dérober des câbles électriques. L'enquête devra déterminer les circonstances du décès.

Le 3 juillet, une bien étrange locomotive à vapeur est visible dans... La rue de la république d'Avignon! Le festival est inauguré par une parade à laquelle participe la troupe Zic-Zazou et son étrange machine.

30 mai 2015, une nouvelle rame Régiolis stationne en gare? Elle va être engagée sur le train inaugural vers Carpentras.

Le 9 juillet, les passagers du TGV 6065 reliant Paris et Perpignan font une halte forcée en gare d'Avignon centre. Parti à 14 h 07 de Paris, le train est arrivé dans la nuit. En cause: une série d'incidents sur les voies. Momentanément bloqué par des incendies le long des voies entre Avignon et Nîmes le train a dû rebrousser chemin. Les voyageurs à bout de fatigue (plusieurs arrêts en pleine voie pour cause d'incendies, sans climatisation des rames) ont pu se rafraîchir et se restaurer sur place grâce aux plateaux repas fournis par la SNCF avant de reprendre leur voyage. Ils sont parvenus à destination à 2 h 54 du matin.

 

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08/05/2009
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